Au revoir là haut

Au revoir là haut

« Au revoir là haut »

Pierre Lemaître au micro des Cinés Reporters, au Festival du Film Francophone d’Angoulême 2017

 

 

Le film « Au revoir là haut » est projeté sur les écrans du Ciné Vox de Chasseneuil sur Bonnieure (16) en ce début de mois de novembre.

Présenté en avant première lors de la 10ème édition du Festival du Film Francophone d’Angoulême cet été (22/08 – 27/08 2017), le film est l’adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître paru en 2013 (prix Goncourt). Albert Dupontel en signe la réalisation.

Pendant le festival, les Cinés Reporters (prés de 80 jeunes âgés de 14 à 26 ans) ont sillonné les salles et les lieux d’exposition pour rencontrer les artistes présents. Ils ont rencontré Pierre Lemaitre, l’auteur du livre, à la Librairie Cosmopolite d’Angoulême.

Les jeunes participants venus des MJC d’Angoulême étaient encadrés par les professionnels des Web Tv des Charentes (Sisyphe Vidéo, Sud Charente TV, MoTV).

Crédit photos: Sisyphe Vidéo

C’était mieux avant…?

C’était mieux avant…?

Shneko et la passion des chevaux

Séverine, animatrice du Centre Social le Chemin du Hérisson, gadgée et Tiff, voyageuse, font l’introduction de cette première interview enregistrée au bois de la Sablière avec Pierre Michelet, dit Shneko. Elles se présentent, expliquent le contexte de l’interview, rigolent…

Shneko, habite prés de Aigre (16). Aujourd’hui père d’une grande famille, il raconte son enfance entourée de chevaux. Il se souvient des caravanes qui sillonnaient les routes, au rythme lent des sabots. Aujourd’hui les jeunes ne connaissent que les caravanes (les campin’) à moteur, loin des histoires d’animaux à ferrer, à nourrir,…

Kenda et Andy assurent l’interview.

Campin’ ou maison?

Tiffanie, Andy, Chloé, Kenda,… Jeunes femmes d’une nouvelle génération de voyageurs. Une génération qui n’a pas connu les caravanes à chevaux. Ni le livret de circulation.

Elles ont pris le micro, parlé d’elles, posé des questions à leurs parents, à celles et ceux qui ont vécu des vies différentes des leurs.

Un premier échange entre « la Tiff » et Chloé.

Puis le témoignage de Shneko, le père de Andy, qui évoque avec nostalgie ses souvenirs.

Pour Nini, les années ont amélioré les conditions de vie. Plus de confort, de facilités au quotidien.

Quelles sont les histoires qui traversent les vies des uns et des autres?

Les vies de Nini

Madeleine, alias Nini, a une vie remplie d’histoires qu’elle raconte avec humour et passion.

Tiff, avec son fils Nino sur les genoux, l’interroge. Elles croisent les expériences, les anecdotes, les regards sur la vie et les gens qui changent.

Pendant l’interview, les voisins passent, viennent saluer Nini. Ses enfants et petits enfants s’arrêtent quelques instants dans le petit appartement de Ruffec (16), en rez de chaussée, où la porte est ouverte. On se sent vite en famille, autour de la table ronde de Nini.

Bouger le monde de quelques…

Bouger le monde de quelques…

D’abord … (d’abord…), il y a la ruralité.

Alors que Marianne Lanavère, directrice du Centre d’Art de Vassivière (87) ouvre ce reportage, la discussion avec le passager du bus jaune en tisse le fil…

Petit état des lieux de la perception de l’art dans les villages, dans les campagnes, puis se succèdent Marie Decarnin, directrice de l’Epiphyte (Dirac, 16), Jean Gabriel Coignet, artiste sculpteur (Saint Mary, 16) et Pascale Gadon, artiste photographe (Dignac, 16).

On s’interroge alors sur la place de l’art contemporain dans les milieux ruraux, qui sont les artistes, comment les propositions sont-elles perçues, qui concernent-elles?

Les pistes de réflexions restent ouvertes.

Merci à Jean Gabriel Coignet, Pascale Gadon, Marianne Lanavère, Marie Decarnin, le passager de la ligne 24, les cars Thorin, Christine, Aurélien, Isabelle, Sylvie, Eva, Ghislaine et Johann.

Reportage: Léa Grange, été/automne 2017

Un concept?… un village d’abord.

Cellefrouin, village de prés de 600 habitants, au nord-est de la Charente…

Une école, une église, la lanterne des morts classée monument historique…

Cellefrouin est entouré de hameaux et lieux-dits. Vincent Boisselier habite Les Forges, juste à côté du village.

Il y a créé Les Forges AutoProd, pour développer des projets, produire et diffuser des créations sonores, visuelles et graphiques.

A l’entrée de Cellefrouin, quand on vient de Limoges, pour aller vers l’Océan, il y a un garage.

Le garage.

Celui qui borde la route, où passent et repassent voitures et camions.

Ce garage qui ne répare plus les moteurs, mais où se préparent d’autres histoires.

Ce garage, c’est là où Frédéric Felder s’est installé en famille il y a quelques années, en nourrissant l’envie d’en faire un lieu artistique d’accueil et d’exposition.

Et puis, au début de l’été 2017, après quelques verres inspirants, l’International Bourg Art of Cellefrouin est né: Inauguration et vernissage dans la foulée.

Frédéric Felder et Vincent Boisselier sont dans un garage, et racontent, sur fond de voitures qui passent, leur manières d’être là. Leur manière de créer. De rencontrer. Ils racontent leur manière de faire de leur milieu quotidien, quelque chose d’autre.

Parce que Cellefrouin, c’est ça aussi: de l’espace et du mouvement.

Et ça fera rêver les artistes qui roulent dans leur voiture sans s’arrêter, avec une bouteille vide prête à l’emploi.

Alors, entre ces 2 artistes, et devant une tasse de café, avec les murs gris du garage et les grands arbres de l’autre côté de la D141, avec la promesse d’expériences artistiques à venir, avec l’automne qui s’installe … Faut-il se demander dans quel détail se cache l’Art Contemporain?

« Du calme, de l’espace, et qu’on me foute la paix! »

… voilà ce que trouve en Charente Limousine Jean Gabriel Coignet, artiste sculpteur. Il a tracé sa carrière comme la ligne de ses sculptures, en lignes, entre Saint Etienne, le Japon, Paris, Lyon, Nantes…

C’est dans le petit abris de sa maison de Charente où il vit avec Elisabeth, que nous avons enregistré cette interview, un samedi matin, en été, un peu avant midi.

Devant cet abris, les sculptures installées dans l’herbe appellent à être regardées, contournées. On entend au loin une tondeuse à gazon et des voix dans les jardins voisins.

Jean Gabriel parle de son chemin qui en croise d’autres, de ses souvenirs d’enfant, d’étudiant aux Beaux Arts de Saint Etienne, de professeur.

Faites de métal, monochromes et sans socle, ces sculptures sont exposées à Paris, Marseille, dans de petites villes, au bord de certaines routes, loin, ou plus proche, dans son jardin…

Il parle de la sculpture comme d’une évidence, « les poissons ne savent pas qu’ils sont mouillés! ». L’artiste ne sent pas qu’il est baigné lui aussi dans cette création artistique qui l’habite tous les jours.

La rencontre avec Jean Gabriel Coignet est une traversée dans un certain Art Contemporain, celui qui mène au calme et à l’espace. Enfin… il semblerait.

Une histoire de symbiose

Pascale Gadon habite à Dignac (16) depuis 1993, au milieu des bois et des jeux. Artiste de l’image, elle a participé au développement de nombreuses associations, travaillant les liens entre création artistique, pédagogie, nature, culture,… Attachée à la recherche, à la découverte autant qu’à la création, Pascale découvre au creux de cette forêt qui l’entoure, une plante qui va peu à peu guider son travail.

Le lichen.

Dans ce portrait sonore, elle revient sur cet environnement qui fait son quotidien, sur la place du vivant dans son travail, sur l’écriture qu’elle invente avec le lichen, sur la fabrication des images.

Pascale interroge l’art contemporain dans son rapport à la science, dans son rapport au vivant, à la nature. Elle interroge tout autant la place des artistes dans cet art contemporain qui impose ses règles.

Ici, le Grand Jeu.

En 2006, et pendant 6 ans, elle crée à Dignac, avec un collectif d’artistes, le PacPô, école d’art en milieu rural. Une aventure qui se termine pour laisser naitre une autre histoire en 2014: Le Grand Jeu.

Aujourd’hui, le Grand Jeu ressemble à une grande cour de récréation, en pleine nature, où tout invite à la balade curieuse. Des artistes y sont accueillis en résidence, les familles y passent des journées à jouer.

Une structure qui accompagne le travail artistique de Pascale.

Aziza, parcours d’une passionnée

Aziza est une artiste peintre installée en Charente Limousine depuis plusieurs années maintenant. Elle raconte son parcours au fil de ses inspirations, de ses rencontres… Elle conserve, au creux de sa création, l’ambiance d’un Sahara algérien. Désert lunaire, un bout du monde, son bout du monde.

Il y a quelques années, à La Rochefoucauld, ville de 3000 habitants située en Charente Limousine, l’association Anim’La Roche est créé. Aziza accepte d’en être la secrétaire, avec une condition: mettre en place une Biennale d’Art Contemporain. Chose faite en juillet 2017 (du 14 juillet au 6 août), dans les salles jouxtant le cloître des Carmes. Une vingtaine d’artistes contemporains de tous territoires ont exposé leurs œuvres, offrant ainsi au public une proposition artistique nouvelle.

Enregistrée début août 2017, au premier étage de la Médiathèque de La Rochefoucauld, l’artiste revient pas à pas sur la Biennale, sur ses souvenirs de peintre, entre Alger, Bagdad, Paris, la Lorraine et la Charente.

Pascale Gadon

Pascale Gadon

Une histoire de symbiose

Pascale Gadon habite à Dignac (16) depuis 1993, au milieu des bois et des jeux. Artiste de l’image, elle a participé au développement de nombreuses associations, travaillant les liens entre création artistique, pédagogie, nature, culture,… Attachée à la recherche, à la découverte autant qu’à la création, Pascale découvre au creux de cette forêt qui l’entoure, une plante qui va peu à peu guider son travail.

Le lichen.

Dans ce portrait sonore, elle revient sur cet environnement qui fait son quotidien, sur la place du vivant dans son travail, sur l’écriture qu’elle invente avec le lichen, sur la fabrication des images.

Pascale interroge l’art contemporain dans son rapport à la science, dans son rapport au vivant, à la nature. Elle interroge tout autant la place des artistes dans cet art contemporain qui impose ses règles.

Ici, le Grand Jeu.

En 2006, et pendant 6 ans, elle crée à Dignac, avec un collectif d’artistes, le PacPô, école d’art en milieu rural. Une aventure qui se termine pour laisser naitre une autre histoire en 2014: Le Grand Jeu.

Aujourd’hui, le Grand Jeu ressemble à une grande cour de récréation, en pleine nature, où tout invite à la balade curieuse. Des artistes y sont accueillis en résidence, les familles y passent des journées à jouer.

Une structure qui accompagne le travail artistique de Pascale.

Jean Gabriel Coignet

Jean Gabriel Coignet

« Du calme, de l’espace, et qu’on me foute la paix! »

… voilà ce que trouve en Charente Limousine Jean Gabriel Coignet, artiste sculpteur. Il a tracé sa carrière comme la ligne de ses sculptures, en lignes, entre Saint Etienne, le Japon, Paris, Lyon, Nantes…

C’est dans le petit abris de sa maison de Charente où il vit avec Elisabeth, que nous avons enregistré cette interview, un samedi matin, en été, un peu avant midi.

Devant cet abris, les sculptures installées dans l’herbe appellent à être regardées, contournées. On entend au loin une tondeuse à gazon et des voix dans les jardins voisins.

Jean Gabriel parle de son chemin qui en croise d’autres, de ses souvenirs d’enfant, d’étudiant aux Beaux Arts de Saint Etienne, de professeur.

Faites de métal, monochromes et sans socle, ces sculptures sont exposées à Paris, Marseille, dans de petites villes, au bord de certaines routes, loin, ou plus proche, dans son jardin…

Il parle de la sculpture comme d’une évidence, « les poissons ne savent pas qu’ils sont mouillés! ». L’artiste ne sent pas qu’il est baigné lui aussi dans cette création artistique qui l’habite tous les jours.

La rencontre avec Jean Gabriel Coignet est une traversée dans un certain Art Contemporain, celui qui mène au calme et à l’espace. Enfin… il semblerait.