D’Alicante à Tulle, une mémoire en exil

D’Alicante à Tulle, une mémoire en exil

En 2010, Máximo fait une recherche Internet sur les traces de la disparition de son père à Tulle, soixante-six ans plus tôt. Il se heurte alors à une réalité bien différente de la légende du père décédé en exil qui circulait au sein de cette famille « républicaine » espagnole d’Alicante. Máximo Pastor [son père], anarchiste espagnol ayant fui la répression franquiste, aurait donc été pendu le 9 juin 1944 par les nazis dans la petite ville corrézienne.

Sans plus attendre, Máximo [fils] et sa famille prennent la route pour se rendre à Tulle. En quête de réponses, ils trouvent une oreille bienveillante à leurs mots teintés de sonorités étrangères. L’envie de connaître les circonstances de la mort du père, le lieu où il est enterré, les traces de son passage dans la cité, s’efface peu à peu au profit d’un travail plus profond de réparation symbolique. C’est le traitement mémoriel des événements qui referme peu à peu les plaies ouvertes du passé. Máximo, en participant aux commémorations du 9 juin à Tulle, ne rend pas hommage à son père, il célèbre ceux qui se sont battus, en France comme en Espagne pour la liberté.

D’Alicante à Tulle : une mémoire en exil (2018-50’), documentaire sonore réalisé par Éva Légermusique – montage – mixage de Julien Varigault.

Ce projet a reçu le soutien de Peuple et Culture Corrèze, de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de la Corrèze (ONAC-VG), de la Ville de Tulle, de l’Ateneo Republicano du Limousin et de l’association LIR (Laboratoire Itinérant de Recherches sur les Migrations et les luttes sociales).

 

Pour aller plus loin

Ce documentaire a été diffusé sur Radio Fréquence Paris Plurielle durant l’été 2018.

Article du Populaire du Centre sur la diffusion publique à Tulle (9 juin 2018), organisée par Peuple et Culture Corrèze

Article à venir dans la revue du CERMI, Centre d’Etudes et de Recherches sur les Migrations Ibériques.

D'alicante à tulle

par Eva Léger et Julien Varigault | 50'

Se souvenir des bonnes choses

Se souvenir des bonnes choses

“La cruchade”, pièce sonore réalisée par Marc Tournier dans le cadre de la résidence d’artistes Landscape saison 2 “Paysages envisagés” à Labouheyre.

Documentaire réalisé les pieds sous la table par Léa Grange en Charente Limousine.

Se souvenir des bonnes choses, ça se passe de commentaires,

ça s’écoute

et ça se goûte…

les yeux fermés,

oui, si vous voulez.

Documentaire réalisé les pieds sous la table par Léa Grange en Charente Limousine.

Fais ce qu’il te plait!

Fais ce qu’il te plait!

Justine a 20 ans.

Aujourd’hui, en mai 2018.

Elle habite en Charente, dans un petit village, loin des boulevards parisiens. Le mois de mai 68, elle en a entendu parler, elle sait que ses parents sont nés à cette époque, que des choses ont changé, que les gens ont manifesté, que des réformes ont été adoptées, qu’il y a eu un “avant 68”, et un “aprés 68”.

Elle sait qu’aujourd’hui on commémore, on analyse, on repense avec distance et mesure, elle sait que les gens s’esclament en replongeant dans leurs souvenirs, que certains rigolent en repensant aux pantalons patte d’éph’ qu’ils portaient, que celles et ceux qui avaient 20 ans, en mai 68, vivaient une époque bien différente de la sienne.

Alors, pour donner corps à ces images, à ces histoires entendues ici et là, elle a mis un casque sur ses oreilles, et a ouvert le micro de Rhizome.

Elle est allée parler à Sylvie, Jeanine, Alain, Nicole et Renée, qui avaient 20 ans en mai 68, bien loin de Paris, à Montbron.

Montbron, 2300 habitants en 68, un peu moins aujourd’hui. Les rues ne sont plus les mêmes, les voitures qui y circulent sont différentes de celles qu’on voyait à l’époque, mai 68 est passé, laissant quelques souvenirs…

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Ballade de Johnny Jane (instrumentale)” et “Du Jazz dans le Ravin” de Serge Gainsbourg

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Bella Ciao (instrumentale)” et “Cargo Culte (instrumentale)” de Serge Gainsbourg, “Hasta Siempre” du Buena Vista Social Club

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Just had to tell somebody”  de Dorothy Ashby et “San Francisco (instrumental)” de Scott McKenzie

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musique additionnelle: “White Nile”  de Atlantis Jazz Ensemble

Merci à Sylvie, Jeanine, Alain, Nicole, Renée pour la disponibilité, l’accueil et les souvenirs partagés.

Merci à Isabelle, de Khimaira Fabrik et Valérie de la Bibliothèque de Montbron, pour la mobilisation et le soutien.

Bravo et merci à Justine qui a assuré ses premiers reportages radio avec sincérité et enthousiasme!
C’était mieux avant…?

C’était mieux avant…?

Shneko et la passion des chevaux

Séverine, animatrice du Centre Social le Chemin du Hérisson, gadgée et Tiff, voyageuse, font l’introduction de cette première interview enregistrée au bois de la Sablière avec Pierre Michelet, dit Shneko. Elles se présentent, expliquent le contexte de l’interview, rigolent…

Shneko, habite prés de Aigre (16). Aujourd’hui père d’une grande famille, il raconte son enfance entourée de chevaux. Il se souvient des caravanes qui sillonnaient les routes, au rythme lent des sabots. Aujourd’hui les jeunes ne connaissent que les caravanes (les campin’) à moteur, loin des histoires d’animaux à ferrer, à nourrir,…

Kenda et Andy assurent l’interview.

Campin’ ou maison?

Tiffanie, Andy, Chloé, Kenda,… Jeunes femmes d’une nouvelle génération de voyageurs. Une génération qui n’a pas connu les caravanes à chevaux. Ni le livret de circulation.

Elles ont pris le micro, parlé d’elles, posé des questions à leurs parents, à celles et ceux qui ont vécu des vies différentes des leurs.

Un premier échange entre “la Tiff” et Chloé.

Puis le témoignage de Shneko, le père de Andy, qui évoque avec nostalgie ses souvenirs.

Pour Nini, les années ont amélioré les conditions de vie. Plus de confort, de facilités au quotidien.

Quelles sont les histoires qui traversent les vies des uns et des autres?

Les vies de Nini

Madeleine, alias Nini, a une vie remplie d’histoires qu’elle raconte avec humour et passion.

Tiff, avec son fils Nino sur les genoux, l’interroge. Elles croisent les expériences, les anecdotes, les regards sur la vie et les gens qui changent.

Pendant l’interview, les voisins passent, viennent saluer Nini. Ses enfants et petits enfants s’arrêtent quelques instants dans le petit appartement de Ruffec (16), en rez de chaussée, où la porte est ouverte. On se sent vite en famille, autour de la table ronde de Nini.

Yanis, Gaetan et Bradley

Yanis, Gaetan et Bradley

Le 10 mai 2017, se déroulait la 5ème édition de Graines d’artistes. Une après midi festive proposée à la Ferme Saint Michel de Confolens, pour valoriser et rassembler les différentes formes d’expressions artistiques qui s’expriment sur le territoire de Charente Limousine (musique, danse, théâtre, cirque, expositions, percussions…).

A l’initiative des acteurs sociaux et culturels du territoire, les jeunes se mobilisent pour animer ce temps fort dans les activités loisirs de l’année.

3 collégiens ont pris le micro, pour rendre compte de ce qui se passait, cette après midi là: Yanis, Gaëtan et Bradley.

Pendant que les artistes se préparent, que les spectateurs patientent dans la salle, Bradley  est parti à la recherche de Joëlle, parceque c’est elle, qui aprés Pascale Gadeau, pouvait compléter sa définition de Graines d’Artistes…

Yanis s’est assis quelques instants sur une banquette.

11 ans. C’est son âge.

Baptiste, c’est la courte rencontre qu’il a faite à Graines d’Artistes ce jours là.

Black M, c’est ce qu’il chantonne.

Gaetan se présente, juste devant la salle de spectacle… et il sait même résumer sa vie!

Adolescent du siècle, il aime les jeux vidéo, fait ses devoirs, parle des autres ados, et des filles…

Bradley a pris le micro pour dire qu’il n’aime pas trop parler de lui.

Mais quand même… il nous immerge dans son quotidien!

Jeux vidéo.

Un saut dans le futur… (quand les humains remplaceront les crashtesteurs de voitures).

Mickael Jackson.

Graines d’Artistes 2017, un évènement couvert par ces 3 animateurs radio, qui ont, heure après heure, rempli l’enregistreur de sons glanés sur le site de la Ferme Saint Michel. Pendant que Yanis et Gaëtan annonçaient les groupes se présentant sur scène, Bradley arpentait la salle, rencontrait les spectateurs, questionnait les artistes dans les coulisses…

Toute l’année, ces jeunes du collège Noël Noël de Confolens, avec d’autres amateurs volontaires, font de la radio… c’est Energy College! Rémy, leur animateur les fait parler pendant la pause de midi, dans un micro qui diffuse dans la cour.

Confolens Social Club

Confolens Social Club

Carmen et Sylvia, bénévoles

Carmen est arrivée en Charente il y a quelques temps déjà. Elle habite un petit village proche de Confolens, aime parler, bricoler, et peintre. Elle déteste la monotonie et la routine.

A 71 ans, elle prend sa voiture chaque semaine, effectue les kilomètres qui la séparent de Confolens, et se rend au 2 rue Saint Michel, au Centre Social.

Pourquoi? Et bien…

” Ça nous pousse à faire attention à soi-même, à s’habiller, se pomponner, ne pas paraître trop veille…”

Sylvia est native de Confolens. Elle y a fait sa vie, y a appris à entrer en contact avec les gens, les aider et à danser…

Appelée à la rescousse il y a quelques mois pour aider à y voir plus claire dans les comptes du Centre Social, Sylvia y a pris ses marques. Elle est tout juste à la retraite, et la question s’est vite posée de savoir quoi faire “après”.

 “Quand on se donne beaucoup, quand on s’arrête, on a l’impression de ne plus servir à rien! “

Carmen et Sylvia font partie de l’équipe de bénévoles du Centre Social de Confolens. Elles se sont rencontrées là-bas. Sylvia parle de ces repères, dont elle a besoin, pour sa vie personnelle. Carmen parle de cette sensation de devenir anonyme, lorsqu’on ne travaille plus.

Elles rigolent, elles partagent, se projettent, se souviennent.

Carmen et Sylvia sont citoyennes de ce monde, le bénévolat est devenu une activité à part entière pour elles. Une raison d’être au monde.

Elles construisent jours après jours leur place dans la société.

Dossier de recherche:

France Bénévolat

La Série Documentaire sur la veillesse

Article de l’Express sur le bénévolat

Fou rire dans le métro

Article du Monde sur le bénévolat

Article du Monde sur bénévolat (juin 2017)

Rapport 2017 sur le bénévolat par Recherche et Solidarités

Fonda, fabrique associative

La vie associative en Charente

Article des Cafés Citoyens

Suggestions documentaires disponibles à la médiathèque l’Alpha d’Angoulême:

“Vivre une relation d’aide : manuel du bénévole” de Clément Pichaud, éd. Chronique sociale (2008)

“Le travail bénévole: engagement citoyen ou travail gratuit ?” de Maud Simonet, éd. La dispute (2010)

“J’aimerai que quelqu’un m’attende quelque part…” Anna Gavalda, éd. J’ai Lu (1999)

 

Merci à Sylvia et Carmen pour leur enthousiasme!

Assemblée Générale du CSC – mai 2017

Prises de sons: Carmen et Sylvia

Accompagnement, montage, mixage: Léa

Crédit photos: Rhizome, CSConfolentais

La nouvelle organisation du Centre Social de Confolens…

Depuis plus de 20 ans, les activités de loisirs se succèdent, se consolident, s’étoffent sur le territoire du confolentais… D’abord centre de loisirs, l’actuel Centre Social de Confolens s’est affirmé comme un espace de rencontres riche de ses adhérents, salariés et bénévoles. Des dizaines de personnes participent chaque année aux différents projets proposés. Des dizaines de bénévoles donne de leur temps pour accompagner les salariés.

Et pourtant, comme pour beaucoup d’associations françaises, la dynamique, l’enthousiasme, l’engagement des uns et des autres se sont essouflés. L’an dernier, le bureau de l’association a été dissout, une nouvelle organisation était nécessaire…

En observant ce qui se faisait ailleurs, en échangeant, réfléchissant, il a été décidé que le Centre Social ne serait plus présidé par une personne, mais par plusieurs.

Deux comités gèrent aujourd’hui la nouvelle organisation: Un Comité de Gestion et un Comité de Projets.

Carmen et Sylvia ont enregistré Carole Texier, directrice du Centre Social de Confolens, pour en savoir plus. Elles font elles-même partie des Comités de Gestion et de Projets mis en place dans cette nouvelle organisation.

L’interview qu’elles vous proposent sur Rhizome vous donne a entendre l’expérience de Carole, l’histoire du Centre Social et cette nouvelle organisation.

La phrase attribuée à Gandhi: “Sois toi-même le changement que tu veux voir dans le monde”, pourrait-elle s’appliquer à la réflexion soulevée par cette nouvelle organisation?

Le FabLab de Confolens!

En septembre 2017, Thomas accueillera à Confolens celles et ceux qui le souhaitent au premier FabLab charentais créé en milieu rural…

Une brodeuse numérique et une imprimante 3D seront donc à disposition des créatifs, pour innover dans de nombreux domaines!

Sylvia et Carmen, deux bénévoles-reporters ont rencontré Thomas, animateur, lors de l’après midi de découverte organisée par le Centre Social de Confolens le 28 juin dernier, à la Ferme Saint Michel. L’occasion pour elles de découvrir ces outils numériques, et pour vous, d’en savoir plus sur ce nouveau service proposé prochainement à Confolens.

A propos des découvertes de Sylvia et Carmen dans cette interview :

Le Fablab (Laboratoire de Fabrique numérique), dont Thomas explique le fonctionnement: Un espace communautaire de partage d’outils et de connaissances liés au numérique. Bien plus qu’une proposition de service, c’est une nouvelle conception de la création qui s’annonce pour septembre… Le principe du FabLab: faire soi-même ce dont on a besoin!

Les machines numériques (brodeuse et imprimante) qui permettent de créer différemment: De nouvelles perspectives, pour que chacun-e puisse se lancer dans de nouvelles créations, quelque soit son âge!

Or c’est bien de cela dont il est question dans la rencontre entre Thomas, Sylvia et Carmen, puisqu’il semble bien que le vélo de Sylvia ait besoin de nouvelles pédales, et que l’imprimante 3D pourrait peut-être résoudre ce problème… surtout lorsqu’il s’agit d’adapter ces pédales à l’usage du vélo-en-talons que Sylvia en fait!