Fais ce qu’il te plait!

Fais ce qu’il te plait!

Justine a 20 ans.

Aujourd’hui, en mai 2018.

Elle habite en Charente, dans un petit village, loin des boulevards parisiens. Le mois de mai 68, elle en a entendu parler, elle sait que ses parents sont nés à cette époque, que des choses ont changé, que les gens ont manifesté, que des réformes ont été adoptées, qu’il y a eu un “avant 68”, et un “aprés 68”.

Elle sait qu’aujourd’hui on commémore, on analyse, on repense avec distance et mesure, elle sait que les gens s’esclament en replongeant dans leurs souvenirs, que certains rigolent en repensant aux pantalons patte d’éph’ qu’ils portaient, que celles et ceux qui avaient 20 ans, en mai 68, vivaient une époque bien différente de la sienne.

Alors, pour donner corps à ces images, à ces histoires entendues ici et là, elle a mis un casque sur ses oreilles, et a ouvert le micro de Rhizome.

Elle est allée parler à Sylvie, Jeanine, Alain, Nicole et Renée, qui avaient 20 ans en mai 68, bien loin de Paris, à Montbron.

Montbron, 2300 habitants en 68, un peu moins aujourd’hui. Les rues ne sont plus les mêmes, les voitures qui y circulent sont différentes de celles qu’on voyait à l’époque, mai 68 est passé, laissant quelques souvenirs…

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Ballade de Johnny Jane (instrumentale)” et “Du Jazz dans le Ravin” de Serge Gainsbourg

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Bella Ciao (instrumentale)” et “Cargo Culte (instrumentale)” de Serge Gainsbourg, “Hasta Siempre” du Buena Vista Social Club

Rencontre enregistrée le mercredi 16 mai 2018, à Montbron.

Interview: Justine Bichot

Montage, mixage: Léa Grange

Musiques additionnelles: “Just had to tell somebody”  de Dorothy Ashby et “San Francisco (instrumental)” de Scott McKenzie

Renée

A venir...

Merci à Sylvie, Jeanine, Alain, Nicole, Renée pour la disponibilité, l’accueil et les souvenirs partagés.

Merci à Isabelle, de Khimaira Fabrik et Valérie de la Bibliothèque de Montbron, pour la mobilisation et le soutien.

Bravo et merci à Justine qui a assuré ses premiers reportages radio avec sincérité et enthousiasme!
C’était mieux avant…?

C’était mieux avant…?

Shneko et la passion des chevaux

Séverine, animatrice du Centre Social le Chemin du Hérisson, gadgée et Tiff, voyageuse, font l’introduction de cette première interview enregistrée au bois de la Sablière avec Pierre Michelet, dit Shneko. Elles se présentent, expliquent le contexte de l’interview, rigolent…

Shneko, habite prés de Aigre (16). Aujourd’hui père d’une grande famille, il raconte son enfance entourée de chevaux. Il se souvient des caravanes qui sillonnaient les routes, au rythme lent des sabots. Aujourd’hui les jeunes ne connaissent que les caravanes (les campin’) à moteur, loin des histoires d’animaux à ferrer, à nourrir,…

Kenda et Andy assurent l’interview.

Campin’ ou maison?

Tiffanie, Andy, Chloé, Kenda,… Jeunes femmes d’une nouvelle génération de voyageurs. Une génération qui n’a pas connu les caravanes à chevaux. Ni le livret de circulation.

Elles ont pris le micro, parlé d’elles, posé des questions à leurs parents, à celles et ceux qui ont vécu des vies différentes des leurs.

Un premier échange entre “la Tiff” et Chloé.

Puis le témoignage de Shneko, le père de Andy, qui évoque avec nostalgie ses souvenirs.

Pour Nini, les années ont amélioré les conditions de vie. Plus de confort, de facilités au quotidien.

Quelles sont les histoires qui traversent les vies des uns et des autres?

Les vies de Nini

Madeleine, alias Nini, a une vie remplie d’histoires qu’elle raconte avec humour et passion.

Tiff, avec son fils Nino sur les genoux, l’interroge. Elles croisent les expériences, les anecdotes, les regards sur la vie et les gens qui changent.

Pendant l’interview, les voisins passent, viennent saluer Nini. Ses enfants et petits enfants s’arrêtent quelques instants dans le petit appartement de Ruffec (16), en rez de chaussée, où la porte est ouverte. On se sent vite en famille, autour de la table ronde de Nini.

Pascale Gadon

Pascale Gadon

Une histoire de symbiose

Pascale Gadon habite à Dignac (16) depuis 1993, au milieu des bois et des jeux. Artiste de l’image, elle a participé au développement de nombreuses associations, travaillant les liens entre création artistique, pédagogie, nature, culture,… Attachée à la recherche, à la découverte autant qu’à la création, Pascale découvre au creux de cette forêt qui l’entoure, une plante qui va peu à peu guider son travail.

Le lichen.

Dans ce portrait sonore, elle revient sur cet environnement qui fait son quotidien, sur la place du vivant dans son travail, sur l’écriture qu’elle invente avec le lichen, sur la fabrication des images.

Pascale interroge l’art contemporain dans son rapport à la science, dans son rapport au vivant, à la nature. Elle interroge tout autant la place des artistes dans cet art contemporain qui impose ses règles.

Ici, le Grand Jeu.

En 2006, et pendant 6 ans, elle crée à Dignac, avec un collectif d’artistes, le PacPô, école d’art en milieu rural. Une aventure qui se termine pour laisser naitre une autre histoire en 2014: Le Grand Jeu.

Aujourd’hui, le Grand Jeu ressemble à une grande cour de récréation, en pleine nature, où tout invite à la balade curieuse. Des artistes y sont accueillis en résidence, les familles y passent des journées à jouer.

Une structure qui accompagne le travail artistique de Pascale.

Jean Gabriel Coignet

Jean Gabriel Coignet

“Du calme, de l’espace, et qu’on me foute la paix!”

… voilà ce que trouve en Charente Limousine Jean Gabriel Coignet, artiste sculpteur. Il a tracé sa carrière comme la ligne de ses sculptures, en lignes, entre Saint Etienne, le Japon, Paris, Lyon, Nantes…

C’est dans le petit abris de sa maison de Charente où il vit avec Elisabeth, que nous avons enregistré cette interview, un samedi matin, en été, un peu avant midi.

Devant cet abris, les sculptures installées dans l’herbe appellent à être regardées, contournées. On entend au loin une tondeuse à gazon et des voix dans les jardins voisins.

Jean Gabriel parle de son chemin qui en croise d’autres, de ses souvenirs d’enfant, d’étudiant aux Beaux Arts de Saint Etienne, de professeur.

Faites de métal, monochromes et sans socle, ces sculptures sont exposées à Paris, Marseille, dans de petites villes, au bord de certaines routes, loin, ou plus proche, dans son jardin…

Il parle de la sculpture comme d’une évidence, “les poissons ne savent pas qu’ils sont mouillés!”. L’artiste ne sent pas qu’il est baigné lui aussi dans cette création artistique qui l’habite tous les jours.

La rencontre avec Jean Gabriel Coignet est une traversée dans un certain Art Contemporain, celui qui mène au calme et à l’espace. Enfin… il semblerait.

Aziza et la Biennale d’Art Contemporain de La Rochefoucauld

Aziza et la Biennale d’Art Contemporain de La Rochefoucauld

Aziza, parcours d’une passionnée

Aziza est une artiste peintre installée en Charente Limousine depuis plusieurs années maintenant. Elle raconte son parcours au fil de ses inspirations, de ses rencontres… Elle conserve, au creux de sa création, l’ambiance d’un Sahara algérien. Désert lunaire, un bout du monde, son bout du monde.

Il y a quelques années, à La Rochefoucauld, ville de 3000 habitants située en Charente Limousine, l’association Anim’La Roche est créé. Aziza accepte d’en être la secrétaire, avec une condition: mettre en place une Biennale d’Art Contemporain. Chose faite en juillet 2017 (du 14 juillet au 6 août), dans les salles jouxtant le cloître des Carmes. Une vingtaine d’artistes contemporains de tous territoires ont exposé leurs œuvres, offrant ainsi au public une proposition artistique nouvelle.

Enregistrée début août 2017, au premier étage de la Médiathèque de La Rochefoucauld, l’artiste revient pas à pas sur la Biennale, sur ses souvenirs de peintre, entre Alger, Bagdad, Paris, la Lorraine et la Charente.

 

Merci à Aziza, à la Médiathèque de La Rochefoucauld pour l’accueil et aux enfants patients et calmes qui gravitaient autour de nous pendant l’interview…

Yanis, Gaetan et Bradley

Yanis, Gaetan et Bradley

Le 10 mai 2017, se déroulait la 5ème édition de Graines d’artistes. Une après midi festive proposée à la Ferme Saint Michel de Confolens, pour valoriser et rassembler les différentes formes d’expressions artistiques qui s’expriment sur le territoire de Charente Limousine (musique, danse, théâtre, cirque, expositions, percussions…).

A l’initiative des acteurs sociaux et culturels du territoire, les jeunes se mobilisent pour animer ce temps fort dans les activités loisirs de l’année.

3 collégiens ont pris le micro, pour rendre compte de ce qui se passait, cette après midi là: Yanis, Gaëtan et Bradley.

Pendant que les artistes se préparent, que les spectateurs patientent dans la salle, Bradley  est parti à la recherche de Joëlle, parceque c’est elle, qui aprés Pascale Gadeau, pouvait compléter sa définition de Graines d’Artistes…

Yanis s’est assis quelques instants sur une banquette.

11 ans. C’est son âge.

Baptiste, c’est la courte rencontre qu’il a faite à Graines d’Artistes ce jours là.

Black M, c’est ce qu’il chantonne.

Gaetan se présente, juste devant la salle de spectacle… et il sait même résumer sa vie!

Adolescent du siècle, il aime les jeux vidéo, fait ses devoirs, parle des autres ados, et des filles…

Bradley a pris le micro pour dire qu’il n’aime pas trop parler de lui.

Mais quand même… il nous immerge dans son quotidien!

Jeux vidéo.

Un saut dans le futur… (quand les humains remplaceront les crashtesteurs de voitures).

Mickael Jackson.

Graines d’Artistes 2017, un évènement couvert par ces 3 animateurs radio, qui ont, heure après heure, rempli l’enregistreur de sons glanés sur le site de la Ferme Saint Michel. Pendant que Yanis et Gaëtan annonçaient les groupes se présentant sur scène, Bradley arpentait la salle, rencontrait les spectateurs, questionnait les artistes dans les coulisses…

Toute l’année, ces jeunes du collège Noël Noël de Confolens, avec d’autres amateurs volontaires, font de la radio… c’est Energy College! Rémy, leur animateur les fait parler pendant la pause de midi, dans un micro qui diffuse dans la cour.